lundi 24 septembre 2012




St-Emilion! C'était samedi passé, et malgré les nuages, c'était é-coeu-rant! En fait, le temps maussade ajoutait une note dramatique au paysage, bien souvent.

La tour d'un donjon inconnu... Dramatique!

Puis, en soirée, quand le soleil est sorti, c'était la cerise sur une journée presque parfaite!

J'ai donc voyagé avec Anick et Vincent, deux nouveaux amis québécois en échange (baccalauréat en mathématiques).

Anick et Vincent
En arrivant, on s'est rendu à l'office du tourisme, où on a reçu la carte des lieux, avec la liste (et quelle liste) de tous les châteaux que l'on pouvait visiter à proximité. En fait, la visite des châteaux de St-Emilion est plus facile à envisager en voiture, mais à pied, si on réduit le nombre de vignobles visités, ça reste réaliste, dans un rayon de 1-2 km.

On a commencé par visiter deux caves tout près. La première était définitivement mieux: une grande cave, des vins de millésimes remontant jusqu'aux années '70, une dégustation, etc. (le tout étant gratuit).


Le premier vin goûté était très intéressant, avec des notes anisées, que je n'avais jamais eu l'occasion de percevoir dans un vin. On nous a montré le catalogue (il y en avait plusieurs qui n'étaient pas très chers), mais je préférais attendre avant d'acheter une bouteille. À la deuxième place, la réservation n'était offerte que pour ceux «intéressés à acheter». En tout cas, avec l'attitude de la préposée, non, on n'était pas intéressé...

La terrasse où on a mangé
On est allé dîner tout près, menu table d'hôte: Soupe de poireaux, andouillette avec frites, et crème caramel. C'était très bon! L'andouillette est une espèce de saucisse.
Les photos sont tirées de Google images!
File:Andouillette AAAAA cuite.jpg
La saucisse est faite à base d'éléments du tube digestif du porc, selon Wikipedia. La première image montre bien la texture de la «peau» et la deuxième montre bien la texture de l'intérieur. En vrai, je trouvais que ça goûtait un peu le smoked meat. Même si c'est pas exceptionnel, c'est fort agréable! Vincent a un peu moins apprécié (pour parler en euphémismes) et Anick n'a pas voulu goûter à nos assiettes. Haha!

Pour l'après-midi, on avait prévu visiter un château où on produit du vin bio, mais après avoir cherché notre chemin assez longtemps (des routes pas de noms, combiné à une carte qui n'affiche même pas les noms de celles qui en ont: c'est bien pratique), on s'est heurté à une porte close, malgré l'annonce qui disait qu'ils étaient ouverts le samedi, sans rendez-vous.
Château anonyme se trouvant sur notre route
Pas grave, on a rajusté le tir, et on s'est rendu à un autre château, le château Franc-Pourret, où la production est également bio.
L'horreur située à l'entrée du château Franc-Pourret. Pourquoi??
La visite ne coûtait que 4 euros et durait 1h30 environ. On a donc visité les chais, la salle de cuve, les vignes et le grenier, où nous avons fait la dégustation.
Photo du chais du château Franc-Pourret, où se fait le vieillissement des vins. Chaque barrique leur coûte environ 300 euro et dure 4 ans, après quoi les tannins sont en majeure partie épuisés. À noter qu'après avoir vidé leur contenu pour l'embouteillage, le bois humide est mis à sécher. C'est ce qu'on appelle la part des anges: 4 barils, soit l'équivalent de 16 000 bouteilles qui partent en vapeur d'eau et d'alcool!

J'ai demandé à la dame (la femme du vigneron) ce qui les avait motivé à virer au bio. L'histoire est très intéressante: lors de sa commande de produits pesticides, M.Ouzoulias voit un nouveau produit sur sa liste et veut savoir ce que c'est. Il demande au vendeur, puis, voulant avoir le cœur net, il va lui-même s'informer sur les produits qui s'y trouvent.


Vignes du château Franc-Pourret
Il réalise alors que tout ce qu'il déverse sur ses vignes depuis longtemps est une aberration, et qu'il doit changer cela au plus vite. Nous sommes en 1989, et la révolution du bio est loin d'être commencée. Pire, à St-Emilion, quel fou veut se convertir au bio, quand le seul nom du village fait déjà vendre ton vin? S'ajoute à cela la faible disponibilité des marchands de produits bio, etc. Je vous laisse imaginer la suite! J'ai donc trouvé la famille Ouzoulias bien attachante!

Elle nous a donc fait goûter à deux vins, que j'ai trouvés excellents! (En passant, tous les St-Emilion sont des vins rouges.) Le premier, Clos Chante l'Alouette 2009, (de leur autre propriété) était très vigoureux: je trouvais qu'il avait des notes de piment fort, avec des bons tannins, et une finale courte (ça, c'est la madame qui le dit!). L'autre, Château Franc-Pourret 2008, avait un nez incroyable! Il sentait le champignon frais, selon moi (et j'adorais!). En bouche, je trouvais qu'il exprimait un peu la même note de piment fort, mais plus rond, avec une finale plus longue (toujours la madame). J'avais un coup de cœur pour le premier, qui était franchement surprenant. Par contre, puisque le deuxième avait cet arôme et qu'il avait en plus le goût «piment fort» du premier, c'est lui que j'ai acheté, d'autant plus que la madame semblait assez fière de son deuxième vin. En repensant à mon choix, je réalise que j'ai fait une bonne affaire, parce que ma bouteille ne sera pas ouverte avant quelque temps (le temps que je revoie mon monde), et qu'apparemment, l'idéal serait de la déboucher dans environ un an. Alors j'espère qu'elle vieillira bien. Je pense l'avoir rangée dans le meilleur endroit possible de mon petit 9m carré de chambre, et de toute façon, en un an, il y a peu de chances que ça soit un désastre!

En revenant, le soleil se montrait le bout du nez, et la cité médiévale paraissait plus belle que jamais! C'est ainsi que se termine la petite aventure à St-Emilion, jusqu'à date la ville la plus charmante que j'ai vue en France!

Maintenant je vous garoche le reste de mes photos!



Moé! Salut tout le monde ^ ^


De la vigne? Peut-être qu'on est dans une région qui produit du vin!!


Les roses au pied des vignes servent traditionnellement à avertir d'une maladie (les maladies se manifestant plus tôt sur les roses que sur la vigne). Cependant, la madame nous a bien assuré qu'un bon vigneron n'avait pas besoin des roses, et même qu'elle se faisaient souvent maltraiter lors des désherbages!


Idem







Mathieu

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